C’est un vĂ©ritable pavĂ© dans la mare qu’a jetĂ© le quotidien britannique The Daily Star sur l’implication des services secrets occidentaux dans le soutien logistique au terrorisme islamiste qui ravage actuellement le monde musulman.

Se basant sur ses propres investigations et citant des sources du renseignement britannique, le journal affirme que les terroristes islamistes responsables d’atrocitĂ©s en Irak et ailleurs sont formĂ©s par d’anciens membres de l’armĂ©e britannique.

Les sources sur lesquelles s’appuie le journal assurent avoir repĂ©rĂ© des «similitudes» entre les extrĂ©mistes islamistes et l’armĂ©e britannique dans leur mode opĂ©rationnel et leur organisation. 

C’est pour cela que la Tunisie a fait appel aux forces britanniques pour contrer les daĂ©chiens qui ont attaquĂ© Ben Guerdane. Comme les AmĂ©ricains, les Britanniques ont, comme on dit en Tunisie, « une main dans la merde, et une main dans le savon Â».   ÙŠŰŻÙ‘ في Ű§Ù„ŰźŰ±Ù‰ ÙˆÙŠŰŻÙŒ في Ű§Ù„Ű”Ù‘Ű§ŰšÙˆÙ†

Le Daily Star prĂ©cise, en effet, que 600 terroristes britanniques combattant pour le groupe terroriste Daech (Etat Islamique) sont commandĂ©s et formĂ©s par des musulmans ayant un passĂ© militaire en Grande-Bretagne. La source citĂ©e par le journal ajoute que les services secrets britanniques (MI6) et amĂ©ricains (CIA) ont interceptĂ© des Ă©coutes et des Ă©changes d’emails dont le contenu suggĂšre que plusieurs anciens membres de l’armĂ©e britannique se battent en Irak.

Les formateurs des groupes islamistes armĂ©s ont, d’aprĂšs le journal, servi dans des unitĂ©s de l’armĂ©e rĂ©guliĂšre ou dans l’armĂ©e territoriale britannique.

La mĂȘme source assure que des gens parlant «avec un accent anglais» et «utilisant le jargon militaire» s’occupent de la formation de base des groupes islamistes en Irak, en Libye et en Syrie. «Ils utilisent les mĂȘmes techniques et les exercices – en particulier la manipulation d’armes et les tactiques – que l’armĂ©e britannique», ajoute-t-on.

«Nous avons reçu des informations qui montrent que beaucoup de jeunes hommes britanniques qui sont allĂ©s se battre en Syrie et en Irak reçoivent une formation militaire d’autres ressortissants britanniques.» Cette mĂȘme source relĂšve que les recrues qui ont rejoint Daech devaient avoir un niveau «assez dĂ©cent» avant d’ĂȘtre autorisĂ©es Ă  prendre part Ă  une bataille.

On leur apprend, par exemple, comment conserver des munitions en évitant de prendre pour cible des objectifs hors de portée. Selon le journal, ces recrues ont également reçu des instructions sur la façon de planifier et de mener des embuscades contre des patrouilles diurnes et nocturnes.

Ces faits viennent une nouvelle fois dĂ©montrer l’implication directe des services secrets occidentaux dans l’encouragement du terrorisme islamiste Ă  travers le monde. (1)

Le temps commence, en tout cas, Ă  donner raison Ă  tous ceux qui exprimaient des soupçons sur cette implication des services secrets amĂ©ricains, britanniques, français et surtout israĂ©liens dans le soutien et l’encouragement Ă  la crĂ©ation de cellules prĂ©tendument islamistes, mais qui ne sont lĂ  que pour affaiblir les États de la rĂ©gion et de lĂ  permettre Ă  l’Occident de prospĂ©rer en faisant main basse sur les richesses pĂ©troliĂšres et gaziĂšres de ces pays.

source

Ceci confirme les propos tenus par Roland Dumas.




Les forces spéciales britanniques à Ben Guerdane

Par Khalil Jelassi –

Revenant sur l’attaque djihadiste lancĂ©e contre la ville de Ben Guerdane, une source militaire anglaise a fait savoir que les forces spĂ©ciales anglaises dĂ©ployĂ©es dans le sud de la Tunisie pourraient intervenir militairement si des ressortissants britanniques seraient pris en otages ou si le gouvernement tunisien rĂ©clamerait leur intervention, tout en prĂ©cisant que leur principale mission et d’entrainer l’ArmĂ©e tunisienne.


En uniformes civils, ces 15 forces (0) anglaises ont assistĂ©, durant quatre jours, les agents de sĂ©curitĂ© et les militaires tunisiens pour contrer la triple attaque terroriste (2) qui a pris pour cibles, lundi dernier, des institutions militaires et sĂ©curitaires Ă  Ben Guerdane, rapporte « Mirror » dans son Ă©dition d’hier samedi 12 mars.

« Nous ne pouvons pas mener des opĂ©rations offensives nous sommes dĂ©ployĂ©es pour entrainer et assister les forces tunisiennes » a-t-on indiquĂ© Ă©galement Ă  « Mirror ». Ajoutant que ces troupes peuvent intervenir militairement « Si et seulement si, dans le cas de prise d’otages britanniques ou suite Ă  une demande officielle du gouvernement rĂ©gional (de la Tunisie, NDLR)».


Le quotidien indique Ă©galement que le gouvernement tunisien avait demandĂ© aprĂšs l’attaque terroriste de Sousse, dont les victimes sont majoritairement des touristes britanniques, que des forces britanniques soient dĂ©ployĂ©es en Tunisie. (3)

Pour sa part, le Lieutenant-Colonel Belhassen Oueslati, porte-parole du ministÚre de la Défense nationale avait indiqué le 1er mars dernier, dans une déclaration à Webdo, que des militaires britanniques ont été déployés en Tunisie dans le cadre de la coopératio n internationale. (4)

Par Khalil Djlassi          

 

   Notes de Ali Computer

(0)    Le nombre des soldats, soldats ? ou plutĂŽt un nombre indĂ©fini dÂŽagents de  renseignement militaires britanniques, ne sera jamais dĂ©fini, cÂŽest le mystĂšre  dÂŽEtat.